
Les commentateurs de la chaîne américaine NBC ont affirmé que Rory McIlroy avait les armes cette année pour vaincre ses démons, dompter le parcours d’Augusta, « son ennemi juré », et devenir une « véritable légende ». Sans boule de cristal !
Moins d’une semaine avant le tout premier coup de départ et la 17e tentative de Rory McIlroy pour remporter l’insaisissable veste verte et devenir le sixième joueur à remporter le Grand Chelem en carrière, ce qui ferait de lui « la première véritable légende de l’ère post-Tiger Woods », d’après Rich Lerner.
Mais selon Brandel Chamblee, il va surtout falloir qu’il dompte enfin Augusta National. « C’est littéralement son ennemi juré. Il fait ressortir le pire golf de Rory chaque année. C’était son pire golf l’an dernier dans les Majeurs, son pire golf l’année précédente, deux ans auparavant. Chaque année, il n’est pas à la hauteur, a-t-il affirmé lors de la conférence de presse Live From The Masters de l’émission Golf Central mardi. Il touche en moyenne environ 42 greens. Le vainqueur en touche en moyenne 52. »
Brandel Chamblee says Augusta National « brings out the worst golf » in Rory each year. 👀
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— Golf Digest (@GolfDigest) April 1, 2025
C’est surtout une question de mental.
Brandel Chamblee
Bien sûr, le jeu du Nord-Irlandais n’a pas toujours été mauvais à Augusta. Ses résultats sont même impressionnants, puisque depuis son effondrement dévastateur du dernier tour en 2011, il a terminé dans le top 10 sept fois en treize participations.
Mais Brandel Chamblee n’en démord pas : « Le vainqueur de ce tournoi occupe en moyenne la sixième place après le premier tour. Ces six dernières années, Rory a joué 71, 72, 73, 76, 75, 73 pour débuter le Masters. C’est surtout une question de mental. »
Il y a deux ou trois choses qui se présentent en ce moment, mais elles se sont présentées dans le passé, rappelez-vous, et les choses n’ont pas fonctionné pour lui.
Paul McGinley
Paradoxalement, cela n’empêche pas l’ancien joueur de dire que Rory McIlroy n’a jamais été aussi prêt à remporter le Masters. « Il n’a jamais abordé le Masters en jouant mieux ou en étant plus affûté d’un point de vue compétitif, affirme-t-il. Il n’y a jamais eu de meilleure semaine pour qu’il gagne le Masters. »
Mais ce pronostic, qu’il partage une nouvelle fois avec les fans et les bookmakers, c’est un peu une Arlésienne. « Sans vouloir mettre trop de pression sur Rory, il y a deux ou trois choses qui se présentent en ce moment, mais elles se sont présentées dans le passé, rappelez-vous, et les choses n’ont pas fonctionné pour lui », reconnaît Paul McGinley.
Non seulement Rory a remporté deux des plus grands événements du PGA Tour, mais le fait qu’il l’ait fait sans son meilleur jeu est nouveau.
Paul McGinley
Alors, qu’est-ce qui est différent cette année ? Le Nord-Irlandais a suggéré que le travail de Rory McIlroy avec l’éminent psychologue de golf, Bob Rotella, devrait également aider celui qui n’a pas gagné de Majeur depuis 2014 à franchir le dernier obstacle prochainement.
Pour le capitaine de la sélection européenne de Ryder Cup, les deux victoires de son compatriote depuis le début de l’année, notamment au Players Championship, doivent lui permettre d’aborder le Masters avec une plus grande confiance : « Non seulement Rory a remporté deux des plus grands événements du PGA Tour, mais le fait qu’il l’ait fait sans son meilleur jeu est nouveau. C’est une évolution de Rory McIlroy. »
C’est un parcours de golf qui s’incline plus devant l’âge et l’expérience, que devant la puissance. Mais si on parle de puissance, il n’a jamais été aussi puissant.
Brandel Chamblee
« Il y a des choses sur ce parcours de golf qui ont été très problématiques pour lui, mais je dirais que le fait qu’il ait changé pour une balle plus tendre nous donne vraiment de l’espoir », ajoute Brandel Chamblee.
« Il a 35 ans, mais la plupart des vainqueurs du Masters ont 35 ans ou plus. C’est un parcours de golf qui s’incline plus devant l’âge et l’expérience, que devant la puissance. Mais si on parle de puissance, il n’a jamais été aussi puissant. Métaphoriquement et littéralement. A lui de jouer… »
Photo : Glyn KIRK / AFP